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 Tobias - women come to me

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Tobias C. Blackwood



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MessageSujet: Tobias - women come to me   Mar 28 Juil - 18:34





    « Une affaire est une affaire, et c'est toujours une victoire pour l'une des deux parties. »

    – Nom ; Blackwood. on en trouve partout, des Blackwood, me diriez-vous. Mais non. Lui, il fait partie des vrais, des grands, des hauts, dans cette branche cassée où il ne reste que la partie féminine, sauf lui, bien sûr. Il est un blackwood et le sera jusqu'à la fin de sa vie ; avec fierté.
    – Prénoms ; Tobias Christopher Tobias n'a pas d'origines particulières. C'est son prénom, un point c'est tout. Pleins de gens l'appellent uniquement par son nom de famille, alors il s'en fiche un peu de son prénom. Christopher, c'est son grand-père paternel. Enfin, c'était.
    – Âge & année à Poudlard ; 20 ans & dixième année Difficile à croire qu'un jour il va quitter cette école, il n'en a pas vraiment envie, mais pour le moment, il s'en fiche un peu, il préfère continuer a vivre sans penser à ça.

    Spoiler:
     

    » Introduction
    » Chapitre un
    » Chapitre deux
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Tobias C. Blackwood



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MessageSujet: Re: Tobias - women come to me   Mar 28 Juil - 18:43

    « On est dédommagé de la perte de son innocence par celle de ses préjugés. »


    Elle hurlait. Elle hurlait sans fin, son cri déchirant l’obscur du ciel. L’aube arrivait, les rais de lumière se levèrent presque instantanément lorsque que le soleil apparut, derrière la montagne. C’était une image étrange que de voir cette petite fille hurler, les larmes roulant sur ses joues. On aurait dit qu’elle faisait un pacte avec le diable, échangeant son innocence pure comme l’aube contre un malheur noir comme les ténèbres qu’elle aspirait. Oui, on aurait dit qu’elle aspirait la nuit, ce qui éclaircissait le ciel et le teintait d’or. Son cri ne finissait plus. Il déchirait les tympans, et fut pourtant recouvert par un arbre qui tomba dans un bruit sourd quelque part dans le bois. Après le bruit fracassant de la chute, il n’y eut plus rien. Rien qu’un petit corps tout tremblotant de larmes qui ne voyait même plus le corps ensanglanté de l’homme a terre. Puis, il y eut une multitude de pas précipités , des volets poussés, des fenêtres ouvertes, un porte entrebâillée puis des pas glissés.
    Il l’avait reconnu, lui, ce cri. Il se glissa hors de sa chambre, ne prenant pas la peine de mettre une robe de chambre. Si sa cousine hurlait, c’est qu’il y avait une raison. Il se dirigea vers le cri, en courant. Il fut le premier arrivé. La première chose qu’il vu, ce fut elle. En larmes, du sang sur les mains, le visage enlaidi par la souffrance et la douleur peinte sur ses traits crispés. Puis, ce fut lui. Un homme rondouillet et pourtant musclé, de taille moyenne, le corps déchiqueté au cou et une jambe en moins. Mais ça ne s’arrêtait pas là, compte tenu de la masse importante de liquide qui abondait de son abdomen. Il avait du avoir reçu un coup dans le dos et…non. Un coup sur le flanc, juste en-dessous de la cage thoracique, une déchirure. Sa cousine se tourna vers lui et jeta dans ses bras. Choqué, il la serra contre lui.
    May…Je…mon Dieu, tonton ! est-ce qu’il est … ? May, je suis désolé, je sais pas quoi dire…


    –Vous êtes sûre que vous voulez que les enfants restent ?
    Oui.
    –Mais, c’est euh…
    J’ai dit que j’étais sûre ! Douteriez-vous de moi, docteur ?
    –Non, bien sûr, madame Blackwood, mais…
    Alors exécution ! Qu’a révélé l’autopsie ?
    Elle avait ce signe caractéristique des Blackwood : les yeux pleins de sûreté, pas de doutes sur ce qu’elle pense. Affirmée, des longues jambes qui la perchaient haute. Les enfants regardèrent le médecin avec ce dédain de ceux a qui il ne faut pas la faire, leurs yeux posés fixement sur lui, leurs longues jambes sous leurs chaises. Seul le mort n’avait pas de jambes aussi longues. Peut-être que ça se voyait moins a cause de sa petite taille. Il avala sa salive et dit du ton professionnel qui lui était dû ;
    –Il a été tué par un loup-garou. Nous pensons qu’il avait entendu ses cris et qu’il avait voulu sortir pour le faire fuir ; c’est commun, les loups-garous près des maisons cachées par les montagnes, même s’ils ne le font pas exprès. Il s’est fait surprendre, et voilà. La petite a eu de la chance qu’il se soit enfui après avoir mangé.
    La petite en question fondit en larmes. Sa mère, accablée elle aussi, la prit dans ses bras. Tobias resta un instant a les regarder. Il n’avait jamais vu sa tante pleurer. Il l’avait vue sourire tendrement, rire de joie pure et simple, être rouge de colère, mais jamais pleurer. Les Blackwood étaient connus pour leur impassibilité légendaire et brute. Pas d’émotions sur leur visage. Sa tante était Blackwood par alliance – c’était d’ailleurs pour son défunt mari qu’elle pleurait – et avait eu du mal à prendre cette habitude. Là, elles pleuraient, et sa tante consolait Maybelle, sa cousine. Il était à part. Pas très sur de tout bien comprendre, mais certain qu’il allait en baver.


    « Tout d’abord, je voudrais remercier tous les gens présents aujourd’hui. Je sais que ce n’est pas facile de perdre quelqu’un, j’en sais quelque chose. Avant hier, j’ai perdu un frère, un ami, une aide contre tous dans ce monde difficile. Je ne peux pas vous exprimer ce que ça fait de perdre quelqu’un, c’est trop difficile à dire, si au moins c’est possible. On nous lâche dans ce monde comme des bêtes, et certaines bêtes sont plus féroces que d’autres, surtout quand elles sont mutantes. C’est un loup-garou qui a tué mon frère, une bête que personne n’avait entendu approcher, mais qui n’a pas su tromper son oreille redoutable. Il est mort en héro, en voulant nous protéger d’un danger qu’il savait puissant mais dont il ne connaissait pas la force, en sachant qu’ainsi on pourrait dormir plus longtemps. Il s’est battu jusqu’au dernier souffle, et celui qui l’a tué paiera, je le jure sur mon sang, c’est une promesse que l’on s’est faite lorsqu’on était plus jeune, de ne jamais laisser tomber les bras si l’un d’entre nous meure, et de tout mettre en œuvre pour achever le travail que l’autre avait commencé. C’est une mentalité qui caractérise notre famille, et j’ai besoin de vous dire combien elle durera. Nous sommes nés dedans, parce que nous sommes unis envers et contres tous, pour toujours, et nous n’avons pas le choix. Je voudrais rendre hommage à Karen, parce qu’elle souffre énormément. Elle a perdu l’unique amour de sa vie, le seul remède à ses tracas, la seule façon de s’échapper d’un monde terne et sans couleur. Mes parents avaient peur de cette fille trop expressive, ils la regrettent aujourd’hui, parce que son cœur est détruit, parti. Elle m’a aidée a remonter lentement la pente lorsque mon mari est mort, j’essaierais de faire pareil. Après tout, tu es ma sœur, maintenant. Je voudrais aussi honorer Maybelle et Tobias, mon fils et ma nièce, parce que, désormais, ils sont mon unique raison de vivre. Après avoir perdu l’amour de ma vie, après avoir perdu mon meilleur ami, je ne sais pas ce que je pourrais être sans eux. Désormais, il faut se serrer les coudes.[…]merci. »
    Arabella D. Blackwwod, discours lors de l’enterrement de son frère.


Dernière édition par Tobias C. Blackwood le Mer 29 Juil - 17:21, édité 1 fois
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Tobias C. Blackwood



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MessageSujet: Re: Tobias - women come to me   Mer 29 Juil - 17:19

    « C'est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante. »


    Ne t’approche pas de cet homme, May. J’étais avec lui, petite, et il fantasmait d’un harem de femme, je te jure !
    Tobias éclata de rire en fixant l’homme avec pitié. Rêver d’être entourés de femmes, quelle drôle d’idée ! Arabella lui donna un petit coup de poing joueur dans les côtes, et il secoua la tête. May eut un petit sourire, c’était tout. Elle ne souriait plus. Depuis la mort de son père, elle faisait des cauchemar, elle revoyait le corps par terre, elle se réveillait en sursaut, elle se mettait a pleurer brusquement à table, elle tremblait les jours de pleine lune. Ils avaient été obligés de retourner vivre en ville, avec la sœur d’Arabella, qui vivait avec une autre femme. Oui, elles étaient ensembles. Les grands-parents Blackwood n’en sauront jamais rien, étant morts, mais les autres femmes le savaient très bien, et n’en étaient pas choquées. Après avoir chacune perdu un homme, elles ne pouvaient guère reprocher quoi que ce soit à leur dernière sœur. Et puis, ça concernait surtout Arabella et la dernière des sœurs, Iliana, qui avait fait son choix et avait toujours préféré les filles aux hommes. Comme Arabella avait toujours été une rebelle et avait toujours couvert ses frères et sœurs, elle ne disait jamais rien.
    C’était donc normal qu’elle aie déjà rencontré cet homme, vu le nombre de soirées passées dehors a faire la fête. Tobias se sentit en décalage total avec lui. Rêver d’un groupe de femmes, amassées autour de lui ? C’était stupide. Il nota avec stupéfaction que c’était ce qu’il avait. Bien qu’a seulement neuf ans on ne pense pas vraiment aux femmes avec des pensées uniquement sexuelles, il était chouchouté par tout le monde à la maison. Et à la maison, il y avait uniquement des femmes. C’était donc étrange qu’il soit autant chouchouté, on pourrait croire, c’était vrai. Il se demandait ça parfois, quand il lui suffisait de demander quelque chose pour l’avoir.
    Ça l’amenait toujours à penser à son père. Son père, son idole, le meilleur homme que la Terre aie connue. Non, bien sûr que non, c’était un coureur de jupon, qui s’était vu refusé par une princesse, - une Blackwood ! – une fille qui avait l’habitude de coucher à droite et à gauche, qui l’avait refusé, lui, sa belle gueule d’amour et son ego, ne le trouvant pas assez à son goût. Il avait tout mis en œuvre pour avoir ce qu’il voulait, et il l’avait eu, mais il était tombé amoureux. C’était la seule histoire d’amour que Tobias aie pu trouver émouvante. Lui aussi, ce qu’il voulait, il l’avait, quel que soit le prix, il fallait qu’il gagne, c’était essentiel.
    Et puis, son père était…parti. Et puis…
    « Flash Back »
    Papa ! Je veux un avion !
    –Arrête ça, là ! On dirait mon fils !
    Ben je suis ton fils !
    –C’est vrai ? Bon bah viens, alors, on va t’acheter un avion !
    John se leva et prit le petit dans ses bras, pour le mettre doucement au sol. Son fils n’avait que trois ans, et déjà il s’exprimait d’une façon compréhensible ; bien que son vocabulaire reste limité. Tobias fit trois pas vers son manteau et resta pendu à la chaise, incapable d’aller plus haut pour attraper sa veste. John le prit dans ses bras, le fit virevolter, prit son manteau et celui du petit, puis essaya d’enfiler celui de son fils. Le petit se mit à rire et mis celui de son père, fit trois pas, se prit les pieds dans le manteau et tomba. Avec un frisson de peur, John se précipita pour le rattraper, avant de s’apercevoir que son fils riait, et il se mit a rire aussi. La porte s’ouvrit sur Arabella, qui abordait une mine curieuse de savoir ce qu’il se passait. Quand elle vit son mari et son fils accoutré de cette façon, une moue lasse se dessina sur son visage, que John s’empressa d’effacer d’un baiser. Enfin, son mari…C’est ainsi qu’elle l’appelait, parce qu’ils n’étaient pas mariés, d’ailleurs le petit avait le nom Blackwood-Xylander exactement. Ils échangèrent enfin leurs manteaux, et ils partirent en direction du centre ville. Sitôt le petite retourné, la mine d’Arabella s’assombrit, et elle ferma les yeux très fort pour ne pas pleurer.
    John allait mourir. C’était aussi simple que ça. Il avait une maladie inguérissable que les moldus savaient peut-être soigner, mais il refusait d’aller les voir, c’était tout. C’était un dur à cuire, et quand le médecin lui avait dit, il n’y avait pas fait attention. Il ne s’était inquiété que pour son fils, savoir s’il était atteint ou non. Depuis toujours, il avait voulu ça. Après un potentiel enfant, la mort. Et Tobias qui ne comprenait pas…
    « Fin du Flash Back »
    Il en avait rêvé, de son père, et il comprenait May. Cependant, il trouvait que son père a elle avait eu une plus belle mort que le sien, parce que le sien avait été faible, cette fois, il voulait vivre, il n’a pas pu. Sa cousine n’avait pas é se morfondre ainsi, c’était complètement stupide. Mais il ne pouvait rien faire, il le savait. Et ça le désolait, tout simplement. Arabella était impassible. Depuis toujours. La mère de May le devenait, May l’était. Heureusement qu’Iliana vivait. Tobias se dit qu’il ne voulait pas être impassible, c’était stupide. Dans le monde, il se passait des choses super cool, qu’on ne pourrait pas toutes voir, pas toutes ressentir et il lui était impossible de rester là a s’empêcher de sourire alors que toute les possibilités s’ouvrait à lui. Tobias se fout de tout. Tobias est trop ambitieux. Tobias est soi crevé, soi excité. Tobias est lunatique. Tobias est unique. Et fier…Tellement fier de l’être, unique…

    Les gens le regardent. Ils ne voient qu’un petit garçon avec une dame et une fille de son âge, peut-être sa mère et sa sœur. Il sourit. Il est le seul des trois à sourire, on ne sait pas pourquoi il sourit. Il passe devant un marchand de jouet, s’arrête, longtemps, devant les avions. Il les regarde pour leur beauté, parce qu’il veut être aviateur, peut-être ? Il les regarde, c’est tout. A son tour la mère s’arrête, suit son regard, et stoppe la petite fille. Elle s’approche de son fils, se met a sa hauteur et le prend dans ses bras. Elle niche son nez dans le cou du garçon qui regarde toujours les avions. Comme si c’était lui qui volait. Comme si c’était elle qui voulait être rassurée.
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Tobias C. Blackwood



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MessageSujet: Re: Tobias - women come to me   Mar 4 Aoû - 13:49

    « L'homme ne se construit qu'en poursuivant ce qui le dépasse. »

    C’était le bordel, il fallait bien en convenir. Il y avait des vêtements qui trainaient un peu partout, de la vaisselle non lavée depuis deux semaines et l’aspirateur pas passé depuis autant voir plus de temps. Et ça gueulait, ça arrêtait pas. Tobias finit par en conclure qu’il ne fallait pas tomber amoureux, jamais. De toutes les filles qu’il connaissait, la seule qui lui convenait, c’était sa tante Iliana, qui était actuellement en pleine séparation. Sa nana ne la supportait plus, elle disait qu’Iliana était trop bordélique, n’était pas assez sérieuse, rigolait pour un rien et surtout riait des méchancetés que faisait Toby aux autres enfants. Pour elle, c’était insupportable, inacceptable, parce que jamais elle ne voudrait d’un enfants comme ça, alors qu’Iliana l’adorait. A cet instant, elles se braillaient dessus, encore. Toby se leva donc, sous le regard de sa cousine ; elle était impassible, comme toujours, mais il savait qu’elle s’inquiétait pour ce qu’il allait faire. Il se ficha devant l’intruse, la seule a ne pas faire réellement partie de la famille.
    T’es pas contente ? Et bah va-t-en, vas-y, ya rien qui te retiens ! Iliana ne t’aime plus, quand est-ce que tu le comprendras, ça ?
    Rouge de colère de se voir faire la morale par un gosse de cet âge là, elle se tourna vers sa future ex ;
    –Il a raison. Est-ce que tu me retiendras, toi ? Est-ce que tu m’aimes encore ?
    –Non.
    Des larmes roulèrent sur ses joues, mais pas sur le visage d’Iliana. Tobias, tout au fond de lui, sentit quelque chose se briser. Se rendre compte que l’amour ne dure jamais et qu’il finit, d’une façon ou d’une autre, par la mort ou la rupture, est une chose horrible. La fautive est partie, il a serré sa tante dans ses bras, et est parti dans sa chambre pour pleurer, sans trop savoir pourquoi exactement. En bas, Arabella ressortait sa baguette magique, comme pour fêter le départ d’une moldue. La maison fut rangée en moins de deux minutes.

    Il y avait des bruits de pas, en bas, des bruits contre sa fenêtre, des bruits partout…Tobias ouvrit les yeux, et reconnu sa chambre. Se levant, il regarda dans sa glace quelle image de lui il faisait. Il s’était assoupit, après avoir pleuré. Mais ses pleurs ne se voyaient déjà plus. Ce n’est qu’après que son regard dévia sur la droite, vers la fenêtre, et il sursauta en remarquant le regard jaune et sévère posé sur lui. Un hibou tapait au carreau de sa fenêtre, une lettre attachée a la patte. Se ressaisissant du mieux qu’il put, il courut pour lui ouvrir. La bête ne se gêna pas pour lui mordiller les doigts, mais ça le fit sourire. Tobias aimait les animaux. Plus que les hommes, parfois. Il avait le don d’être silencieux, de ne pas faire de remarques à ce qu’il disait, et de le respecter à chaque phrase. Chacun avait son petit caractère, chacun était unique, et pourtant on ne les différenciait pas, entre race. Ils étaient tellement simple à côté des humains…
    Il détacha la lettre, et la lut, tout en caressant le hiboux tendrement. Brusquement, ses caresses se stoppèrent, ses yeux s’écarquillèrent et sa bouche s’ouvrit.
    MAMAAAN !
    Il courut avec sa lettre vers sa porte, et n’attendit même pas que ses yeux se fassent au noir, il courut droit devant lui, à toute allure, voulant juste montrer la lettre a sa mère. Il était heureux, après la rupture d’Iliana, une bonne nouvelle ! Sa mère allait être contente, elle lui adresserait un de ses rares sourires, le prendrait dans ses bras, lui dirait qu’elle…Boum ! Tobias se retrouva a terre, sur les fesses, avec une douleur vive sur le front. Il venait d’heurter quelque chose.
    –Aïeuh !
    May ?
    –Ben oui ! Tu m’as fait mal, gros bourrin !
    Ben toi aussi, grosse bourrine, qu’est-ce qu’il t’arrive !
    –Poudlard ! Je venais te le dire et tu me fonces dedans !
    Eh ! J’ai pas fait exprès, hein ! Et puis c’est toi qui m’a foncé dedans ! Je venais dire à ma mère que…Hein ? Poudlard, toi aussi ?
    –Toby ! C’est vrai, alors, on sera encore ensemble ?
    Une grand sourire se dessina sur les visages des préadolescents, qui s’aidèrent a se relever en riant.
    Oh nan ! On va encore se supporter ! Quelle horreur !
    –En plus avec notre bosse, tout le monde saura qu’on est cousin !
    Ils continuaient de rire quand Arabella apparut. Elle voulu dire des choses, et sa bouche ouverte ne laissait passer aucun son, pourtant dans ses yeux défilaient une multitude de phrases. Alors elle finit par refermer la bouche et serrer son fils dans ses bras.

    Bon, vous êtes sûrs d’avoir tout ?
    J’ai ma baguette et mon hibou, ça me va. Et puis un peu de nourriture pour essayer d’apprivoiser un faucon.
    Toby ! On t’a déjà dit que ça servait a rien, ils ne se laissent pas approcher ! Sérieusement, vous avez tout ? May, t’es sûre ?
    –Ouii maman, on a déjà tout vérifié !
    Pour moi c’est bon aussi, tati, à moins que tu veuilles que je te fasse t’affoler encore pour rien…
    Non, ça ira, merci.
    Ce fut au tour d’Iliana de s’approcher, avec un sourire, comme si elle se revoyait à leur place. Dans ses yeux brillaient une lueur que Tobias n’avait jamais vue auparavant.
    –Pourquoi vous m’appelez pas tati, moi aussi ?
    Ben parce que t’es trop jeune.
    –Sympa pour nous ! s’insurgea Arabella.
    Mais non, maman, je plaisante. C’est parce qu’on a déjà une tati chacun, alors sinon on confond. Tu veux peut-être qu’on t’appelles tatanounette ?
    –Non, ça ira. Bon, les enfants, je veux que vous fassiez des efforts pour vous montrer un minimum agréable avec les autres enfants. Certains ne connaissent rien à la magie, et ce n’est pas pour autant qu’il faut s’en moquer, bien qu'ils soient la risée des autres.
    Sang de Bourbe !
    –Ôte ce mot de ton vocabulaire tout de suite !
    Arabella regardait son fils avec un air qu’il n’avait presque jamais vu ; elle était devenue sans expression, mais son regard montrait une colère et une détermination sans limites. Pour ne pas gâcher le tableau, le vent dans ses cheveux lui donnait l’air menaçant. Tobias fut obligé de sourire et d’hausser les épaules.
    Je rigole, maman, c’est bon.
    –J’aime mieux ça. Allez, montez.
    Eh ! tu nous demandes pas si on a rien oublié ?
    –Vous n’avez rien oublié ?
    Avec un sourire, Tobias s’engagea dans le train à la suite de sa cousine.

    Ce fut May qui dénicha une place. Elle poussa ses sacs et s’arrangea pour les faire tenir en hauteur. Tobias en fit de même, puis se dirigea vers la fenêtre, où sa mère le repéra tout de suite et le fixa. Il était trop loin pour noter la lueur d’anxiété de ses yeux, mais elle avait retrouvé le trait caractéristique des Blackwood ; le visage fermé et impassible. D’ailleurs, els trois femmes l’avaient, même la tante, qui n’en était pas une pure. Le train démarra, il leur fit un signe d’au revoir auquel elles ne répondirent pas, mais la mère de May ne put s’empêcher de trahir d’un sourire. Ensuite, ils allèrent s’installer dans le compartiment.
    Ils se contentaient de fixer le paysage sans rien dire, mais ça ne les dérangeait pas. Le silence faisait partie de leurs habitudes, tout comme la retenue. Ils étaient calmes, effacés, et méfiant. Surtout May. Tobias, lui, se déglaçait l’après midi, ou plutôt était moins calme l’après midi ; il pouvait carrément se lâcher complètement, lancer des vannes bien acides sur les pauvre gens qui passent, rigoler de tout, se moquer de tout le monde, même de lui, parfois. Bref, il pouvait se montrer tout a fait exécrable, et l’impassibilité habituelle de son visage disparaissait rapidement. Il n’était pas gentil, pas généreux parce qu’il n’avait rien a donner, pas agréable avec ceux qu’il ne connaît pas, et surtout d’une mesquinerie sans faille. L’après-midi. Le matin, il était maussade, jamais réveillé, et parfois même plutôt doux. Dans quelle maison allait-il être envoyé ? C’était la question qu’il se posait lorsqu’un garçon ouvrit la porte, trébucha et tomba, en même temps que ses valises qui s’ouvrirent d’elle même, projetant des vêtements partout. Il se releva, tout rouge, et son regard se plongea dans celui de May qui l’observait avec dédain, avant de retourner fixer le paysage. Tobias ne put retenir un petit sourire.
    Eh bien c’est ce qu’on appelle une entrée fracassante !
    Le garçon rougit. C’était un gamin de leur âge, sûrement, avec un appareil dentaire qui l’obligeait a ouvrir la bouche, des boutons d’acné pleins la figure et une petite voix fluette. Il rit nerveusement.
    –Excusez moi, j’ai voulu rentré, mais je me suis les pieds dans la pas de porte et…
    On a vu.
    Toby était hilare. Des vêtements trainaient ça et là dans presque tout le compartiment, et le garçon commença a les ramasser. Tobias pensa qu’a la place, une des tantes aurait lancé le sort et tout se serait rangé normalement. Le jeune homme du s’en apercevoir, parce qu’il se tourna vers lui, tout gêné.
    –Désolé, je ne connais pas le sort, donc euh ben… Euh…tu peux m’aider ?
    Non.
    May lui jeta un petit coup d’œil, signe qu’elle avait prévu la réponse et que ça la faisait sourire. Le garçon en devint encore plus rouge – si c’était possible, puisqu’il semblait prêt a exploser – et continua tout seul ce qu’il était en train de faire. Quand il eu –enfin – finit, il se tourna vers Tobias et lui tendit la main.
    –Je m’appelle Douglas McBrowel.
    Tobias soupira. Il n’avait pas envie de lui serrer la main. Ce fut les paroles d’Iliana qui le décida. Il attrapa la main du jeune garçon et la serra tout simplement, sous l’œil étonné de sa cousine.
    Tobias Blackwood. Elle, c’est ma cousine, Maybelle.
    Le garçon rougit encore, sans raison cette fois, et tendit la main vers May, en bredouillant un « enchanté » convaincant. May haussa un sourcil, puis imita son cousin.
    Douglas s’assit à côté de Toby, et très vite il se mit a parler, de broutilles, du genre « appelez moi Doug, mon père ne connaît pas mon vrai prénom, il est au ministère des finances, il s’est marié avec ma mère pour un mariage arrangé et finalement il s’aiment bien, pas mal, hein ? Et mon chat s’appelle pompon, je l’ai appelé comme ça, parce que quand il était petit… ».Tobias se mit a le fixer intensément, et si au bout d’un moment le garçon se mit a rougir et détourna la tête, il ne se stoppa pas pour autant. Il fallut que May se mette a le fixer aussi pour qu’au bout d’un quart d’heure, il finisse pas se taire, un peu honteux, se demandant pourquoi ils le regardaient ainsi. Après trente secondes de silence, Tobias hocha la tête et se perdit à nouveau dans la contemplation du paysage. Une minute après, le chariot du ravitaillement arrivait. May ne prit rien, Tobias juste quelques chocogrenouille, tandis que Doug prenait un peu de tout. Alors, il se remit à parler, parler, parler de tout, des bonbons, et de rien aussi. Les cousins, consternés, se regardèrent, et en croisant leurs regards, ils surent qu’ils pensaient la même chose, comme d’habitude. Alors, ils ne purent s’empêcher de piquer un fou rire, ce qui, au moins, stoppa Doug un instant, jusqu'à ce que Tobias, les larmes aux yeux, reprenne son calme. Alors, il se lança a fond dans la conversation avec Doug, le raillant sans honte au sujet de ce qu’il disait, n’hésitant pas a lui dire ce qu’il pensait. Doug en parut un vexé, mais au moins content qu’on lui parle enfin. Et puis, petit à petit, Tobias en vint a parler de lui, imitant Doug au début, puis il se tut, sachant qu’il en avait dit trop.
    –Je suis sincèrement désolé, je voulais pas t’ennuyer, ni te forcer à dire ça, excuse moi.
    Tobias ferma les yeux un instant, puis les rouvrit.
    Tu n’y es pour rien, c’est de ma faute et je le sais, ne t’en fais pas.
    –T’es gentil.
    Tobias dévisagea Doug longuement. Pour changer de sujet, May alla mettre sa robe aux toilettes, et ils se changèrent.

    La répartition. Un moment intense, si on n’est pas encore sous le choc de château. « sois impassible, se disait Tobias, sois impassible, comme un vrai Blackwood, comme May. » Tout le monde les regardait. Certains riaient, d’autre parlaient, mais personne ne se moquait d’eux, non, au contraire, il y a avait comme une sorte d’envie chez les plus âgés de 25 ans. Tout ça le mettait mal à l’aise et pourtant, il réussit a faire le vide dans son esprit et a paraître impassible. May lui jetait des fréquents coups d’œil, et il lui prit la main pour la serrer, comme pour la rassurer. Ensuite, elle ne le regarda plus. Même Doug avait perdu la parole, chose que Toby n’aurait jamais crue possible. Et d’un coup, son silence le dérangeait. Il aurait voulu qu’il parle pour le distraire, même qu’il soit obligé de lui dire de se la fermer. Mais non, Doug se la fermait sans aucun besoin apparent. Un nom fut appelé, la personne se coiffa du Choixpeau et attendit. Le nom d’une maison retentit, et les gens applaudirent. Il n’y eut que quelques « a », pour ensuite passer aux « b ».
    « Blackwood, Maybelle. »
    La jeune fille inspira profondément, puis marcha droit vers l’estrade, impassible. Elle se coiffa du Choixpeau et fut répartie. Avant même que son nom ne soit prononcé, Tobias se fraya un passage pour pouvoir accéder plus facilement au Choixpeau.
    « Blackwood, Tobias. »
    Il avança, et répéta exactement les même gestes que sa cousine. Le Choixpeau lui cachait le vue, et c’était mieux pour lui. Il lui murmura tout bas ce qu’il était, mais Tobias le savait déjà, et ça le lassa, alors le Choixpeau prononça le nom de la maison. Il fut accueillit par des acclamations.
    […]
    « McBrowel, Douglas. »
    Doug, tout rouge, s’approcha de l’estrade en vacillant. Sans trop savoir pourquoi, Tobias fut attentif a ce qu’allait dire le Choixpeau. Plus tard, il se rendra compte que sans le vouloir, il s’était attaché à Doug.
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